Le 28 janvier 2021, Arctic Youth Network a présenté sa quatrième séance de sa série webinaire, portant sur la responsabilité environnementale. Durant ce webinaire, il a été question de biodiversité de la flore et la faune de l’Arctique et des approches traditionnelles de préservation et d’utilisation du territoire du point de vue des jeunes. Le but de ce webinaire était de montrer l’Arctique non seulement comme une région qui doit être protégée, mais aussi comme un territoire florissant où les répercussions de l’activité humaine mondiale se font sentir. 

 

Voici les panélistes:

NILS ÁNDÁ BAER:

Nils est un éleveur de rennes Sami, originaire de Jokkmokk, en Suède. Nils, qui vient d’une famille d’éleveurs de rennes a grandi en étroite relation avec son environnement. Au fil des ans, il a remarqué plusieurs changements dans sa région, en raison de l’exploitation forestière et d’autres industries aux impacts nocifs pour l’environnement, ce qui a renforcé son désir de se porter à la défense de l’environnement.

ÞORGERÐUR MARÍA þORBJARNARDÓTTIR

Þorgerdur est une activiste environnementale islandaise. Elle a grandi près de Egilsstadir, en Islande. Après avoir constaté les dégâts environnementaux causés par un barrage construit dans sa région, Þorgerdur s’est sentie investie d’une mission de protection de l’environnement. Þorgerdur est aussi membre de l’Association des jeunes environnementalistes de l’Islande. Elle a coécrit un livre qui s’intitule: Handbook for Environmental Advocacy.

 

Qu’est-ce que la responsabilité environnementale?

La responsabilité environnementale est très chère aux membres d’Arctic Youth Network. Mais qu’est-ce qu’on entend au juste par responsabilité environnementale? Selon le Conseil d’Action innovante EPA, la responsabilité environnementale se définit comme «la responsabilité pour un environnement sain de tous ceux qui se le partagent et dont les actions ont un impact direct sur cet environnement.» (Johnson, 2005)

 

L’événement:

Le webinaire est disponible sur le site web dArctic Youth Network ou sur la page Facebook d’Arctic Youth Network. Ce qu’on peut retenir de ce webinaire est l’équilibre précaire qui existe entre l’économie et la protection de l’environnement. Nils mentionne que trop souvent lors de développement à outrance, on relègue la nature au second plan au profit de gains économiques. Il peut être difficile de se prononcer contre une industrie qui, souvent, a le potentiel d’améliorer la situation économique d’une communauté locale, même si cela se fait au détriment de l’environnement. 

Un autre point à retenir de la discussion est que les effets des changements climatiques et la dégradation environnementale ne s’arrêtent pas aux limites de nos frontières politiques. Alors qu’il est question de l’Arctique dans le webinaire, on mentionne qu’il est à se rappeler que toutes actions, positives ou négatives, peuvent avoir des impacts environnementaux ailleurs sur la planète.  

 

Regarder vers l’avant/points à retenir:

Ta voix est importante. Plusieurs personnes, en particulier les jeunes, ont tendance à penser que leur voix ou leur opinion n’ont pas de poids ou seront ignorées. À travers sa présentation, Þorgerdur rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’absolument tout savoir sur un enjeu qui nous passionne pour être en mesure d’en discuter avec d’autres. L’important est de se rappeler que lorsqu’on a ce genre de discussions, nos habiletés de communicateur sont aussi importantes que celles d’auditeur attentif. L’opinion des autres est toujours valable, alors il est important d’écouter et de tenter de comprendre le point de vue des autres, comme on voudrait se faire écouter et comprendre. 

Þorgerdur dit qu’elle trouve souvent très utile de commencer par écouter l’opinion de l’autre en premier pour ensuite tenter d’expliquer sa perspective. Il est important d’essayer de bien formuler ses arguments d’une façon qui suscitera l’intérêt des autres. Les panélistes recommandent d’utiliser les valeurs que l’on a en commun avec eux comme point de départ de la discussion. Cette façon de faire aide grandement selon eux à faire comprendre et adopter son point de vue. 

Nils rappelle l’importance de s’assurer d’avoir une conversation avec ses opposants, avant de leur coller d’emblée l’étiquette d’ennemi. Il se peut que ces gens ne soient tout simplement pas au courant des effets néfastes à long terme pour l’environnement de certaines industries comme l’industrie minière. Se concentrer sur l’avenir peut aussi aider à trouver un terrain d’entente. Il peut être bénéfique d’amener les gens à réfléchir à la fois aux conséquences à court terme et à long terme de leurs actions. Par exemple, alors qu’il peut être économiquement profitable de travailler pour la mine locale à court terme, il peut être intéressant de se demander ce que seront les impacts à long terme de cette mine sur sa propre santé et sur l’environnement. Cela peut aussi être le début d’une discussion où naîtront des idées en vue de répondre aux risques que posent certaines activités et à laquelle prendront part de plus en plus de gens.  

Mettre l’accent sur le long terme dans une discussion permet aussi de mettre en relief l’importance d’avoir des locaux impliqués dans la création d’emplois dans leur région, afin que, lorsque c’est possible, ils puissent faire partie du projet de développement depuis le début. C’est tout un défi pour une région de gérer l’implantation d’une industrie, comme une exploitation minière sur un territoire par exemple, puisque les activités de développement économique viennent avec la création de nombreux emplois dans la région. La plupart du temps, toutefois, plusieurs de ces emplois sont octroyés à des travailleurs qui viennent de l’extérieur de la communauté. De plus, les produits de ces industries et les profits engrangés la plupart du temps quittent la région, laissant les locaux avec des problèmes environnementaux à gérer. Étant devenus largement dépendants de cette seule industrie, les locaux finissent par accepter l’exploitation financière et environnementale, ainsi que la destruction environnementale, craignant de perdre leur emploi si la compagnie venait à se relocaliser ailleurs. 

Þorgerdur mentionne qu’elle garde le moral par rapport à ces sujets en en parlant à d’autres activistes et en s’entourant de gens qui lui apportent du soutien. Alors qu’il est important de s’impliquer dans ce qui nous passionne, il est aussi bon de prendre une pause de temps à autre lorsqu’on en ressent le besoin. Il faut célébrer les victoires, même si elles sont petites et se rappeler que chaque geste compte pour faire une différence. 

Impliquez-vous, que ce soit juste à petite échelle, au niveau de votre communauté locale, comme lors de corvée de nettoyage le long des rivières locales ou en joignant des groupes de discussions, ou encore en devenant membre de plus grandes organisations telle qu’Arctic Youth Network.

 

Bibliographie

Johnson, S. L. (2005, novembre). EVERYDAY CHOICES: OPPORTUNITIES FOR ENVIRONMENTAL STEWARDSHIP. Tiré de https://archive.epa.gov/stewardship/web/pdf/rpt2admin.pdf

 

Biographie de l’autrice

Olivia détient une maîtrise en Affaires mondiales de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, en association avec l’Université Rey Juan Carlos. Elle se passionne pour la défense nationale et internationale, l’intelligence et l’approvisionnement. Olivia possède aussi un baccalauréat en arts de l’Université de Toronto avec une spécialisation en histoire et une mineure en études canadiennes. Elle est aussi l’une des fondatrices et coéditrices en chef de Global Affairs Review, une nouvelle revue académique basée à Madrid en Espagne.

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